Étape 1 - Hobart / New Norfolk 70 kms -1450 m de denivelé

Pour une première etape, on a tout eu...

Tout d'abord, hier soir nous avons peiniblement réussi à garder les yeux ouverts jusqu'a 20h30. Et puis, ça a été coma général pour tout le monde. Alors c'est vrai, la nuit n'a pas été un long fleuve tranquille. Nous avons tous eu des fortunes diverses sur l'heure de reveil nocturne (entre 1h00 et 3h00 du matin) : mais nous avons tous repiqué du nez jusqu'à 6h30. On est presque recalé sur l'heure locale...

Après un correct petit dej à la German Bakery du coin et un deuxième passage au magasin de vélo (achat d'une sacoche explosée la veille par le même qui avait oublié son casque à  Paris...), nous voilà partis sur nos montures. Les 20 Premiers km se font en douceur le long d'une route côtière bordée de somptueuses résidences, toutes aussi bien entretenues les unes que les autres. Cette route serpentant le long de la côte nous autorise à chaque détour de virage d'avoir un aperçu sur la baie de Hobart, et l'horizon plein sud menant droit sur l'Antarctique. Il se dégage une douceur de vivre très palpable.

Suite à ces 1h30 de mise en jambes, nous bifurquons vers l'ouest pour les 5 km qui seront les plus désagréables du jour : une 2x2 voies sortie de nulle part , qui plus est en montée. En effet, pour rejoindre le Tasmanian Trail plus à l'Ouest, nous sommes momentanément  obligés de circuler sur l'unique axe est-ouest de Tasmanie...nous voila donc doublés par des camions monstrueux qui nous frôlent à moins d'un mètre du guidon, plein badin...Heuresement ce sera de courte durée. Un local en pick up nous voyant sur le bas côté s'arrête pour nous donner de précieux conseils. Dont celui de prendre l'ancienne route, certes plus sinueuse et pentue, mais sans trafic et au milieu des forêts d'eucalyptus. Il nous fait même un peu peur en nous disant que parfois les nombreux cadavres de wallabies que nous voyons sur la route sont parfois des cyclistes étrangers.  L'australien est joueur.... il nous dit aussi que ce sont les Européens non anglophones qui ne savent pas conduire à gauche qui les tamponnent. L'australien est moqueur.

Nous voilà donc partis sur la route alternative. A partir de là, il n'y a malheureusement pas de mots pour vous décrire ce melange de parfums qui parviennent à nos narines de parisiens...ou alors si, imaginez un sauna dans lequel vous jetez sur les pierres chaudes des litres d'eau aux feuilles d'eucalyptus et autres herbes aromatiques.
Après une immense descente où nous pouvons lacher les freins,  nous faisons notre premier stop déjeuner dans...une station service/shop typique en Australie.

Nous picniquons dans l'herbe derrière la station pendant que les 2 Tassies du shop (Habitantes de Tasmanie) nous préparent gentiment les cafés qui vont nous permettre d'attaquer la 2e partie de la journée...qui va s'avérer nous présenter un des pires col que nous ayons connu dans notre vie !

Au pied du col nous croisons un cycliste australien pour le moins surprenant : velo électrique avec une remorque, des sacoches, des appareils branchés de partout,  des batteries : une vraie centrale ambulante. Le Jedi du vélo connecté.  Luc a trouvé son maître. Il ne s'en remettra pas dans la montée à suivre.

Apres 2 km de montée goudronnée, une piste a 15% de sable rouge, typique du bush Australien, nous fait face. Nous l'attaquons vaillamment, clic clac les changements de vitesse n'arrêtent plus, nous nous retrouvons vite à cours de dents sur le pignon, et pourtant la pente continue de s'accentuer : 20%, 23%, nous ne tenons plus sur les vélos. Il faut pousser !
C'est là que le calvaire commence vraiment. Le groupe explose. Nous voilà condamnés à pousser nos vélos de plus de 30 kilos sur plus de 5 kilomètres.  Une vraie folie. La fatigue, le jetlag se rajoutent à l'extrême dureté de ce col.
A part wandsel,  l'appolon de la piscine d'aurillac, tout le monde charge. Les premiers arrivés redescendent pour aider les plus en difficulté.  Cela restera un superbe souvenir... dans quelques années.
Mais malgré tous ces efforts, toute la montée s'est faite au mileu d'une forêt géante d'eucalyptus tout simplement fantastique. Mais cette forêt hors norme sera encore plus appréciée lors de la longue descente qui suit : un plaisir intense à la hauteur de l'effort fourni dans la montée.

Nous arrivons au petit village de New Norfolk. Camping, baignade dans la rivière,  plancha T-Bone légumes. Gens détendus autour de nous. L'australien est cool.
Boule qui nous berce à la guitare pendant que tout ça cuit. La vie de baba-cool. La vie simple.



























Commentaires

  1. Belle étape de mise en jambes! Et début du suspense.... mais qui a oublié le casque et qui est le rédacteur? Les paris sont ouverts. D'ailleurs, les filles se retrouvent samedi soir autour d'un verre pour en débattre....Enjoy!

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    1. easy... pas de casque, mais il avait la casquette du "mayo yaune".
      déjà dans la compet le gars

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    2. et c'est pas la première fois qu'il perd des trucs... il baisse.
      si vous prevoyez d'aller au bal à Melbourne, lui laissez pas les billets, enfin je me comprend...

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  2. et en Australie c'est plus difficile de descendre que de monter .....
    je pense reconnaitre le style de Terminator
    Traca

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  3. Coucou papa!c'est paul.Comment ca va? Jeudi midi,j'ai mangé des asticots.Bisous

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  4. Putain lolo tu voyages léger... T'as des Sherpas qui t'accompagnent ou quoi ?

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  5. Au fait boule, t'as cru que t'a l'aise faire le beau a paname pour prendre ton casque de citadin ?

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  6. L'australien est joueur, moqueur et cool :) Le français est téméraire, sérieux (je déconne) et ... cool :)
    Pour le casque, je mettrais bien un p'tit billet sur François ....
    JC

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  7. On sent la douleur de cette montée dans le récit mais aussi le plaisir du voyage, des imprévus et de la bonne ambiance ! Top..je vais lire la suite :)

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