Etape 13 - Wangaratta / Ebden - 92 kms 900 D+ 5h30 de selle



"De la fatigue, de l'or et des rencontres"
Pas de cacatoes au réveil ce matin. Ça nous manque. Nous sommes en ville et dans une chambre en dur. Seul le bruit de l'averse sur les tôles ondulées du toit du motel a bercé notre réveil. Heureusement que Boule a enregistré les cacatoes de la veille : ils nous les faient entendre. Ça ressemble à une bande de cochons projetés en plein ciel. Romantique.
Nous attaquons notre 13ème jour de vélo et nous franchirons demain la barre des 1.000 kms parcourus. Et après 3 jours de chaleur intense (il ne fera aujourd'hui QUE 37c), arrive ce qui doit arriver : la fatigue tombe sur le groupe. Et c'est plutôt marrant, car elle se détecte différemment d'un individu à l'autre. Il y a ceux qui le disent directement comme Laurent qui "a mal aux jambes". Il y a ceux qui le disent de manière détournée comme Olive : "je n'aime pas rouler sur les routes goudronnées" (traduction : j'ai du mal à suivre le rythme car je suis fatigué ) ou comme Luc qui mange des barres dès le premier kilomètre 5 minutes après le breakfast (croyant qu'on ne le voit pas) ou comme moi qui roule avec les jeunes devant en discutant avec eux pour faire croire que je suis facile mais qui recule dès que ça monte (je continue à parler, mais seul). Et il y a François, courageux qui lutte contre les effets post grippe. A défaut d'avoir les jambes de feu, il a les poumons en feu. Tant qu'aux deux gamins, aucun symptôme de fatigue : Boule prend des photos et Wandsel ronchonne, mais ce n'est pas un signe de fatigue chez lui.
D'ailleurs ce matin, ça a du mal à démarrer. Et on attaque à un rythme de sénateur sur plusieurs kilomètres avec un paysage de plaine assez quelconque. Mais rapidement nous attaquons une route en terre en pleine forêt le long d'un ruisseau. Et nous repèrons vite des gars à quattre pattes dans le ruisseau avec de grands plateaux : pas de doute, ils cherchent de l'or. Incroyable, nous découvrirons quelques kilomètres plus loin que nous sommes dans la capitale des chercheurs d'or ou tout du moins ce qui devait l'être il y a quelques dizaines d'années. Pas sûr qu'aujourd'hui ils trouvent autre chose que des claquettes et des canettes de bière...
Après un repas sympathique dans une french backery utilisant un maximum de mots français pour appâter le chaland, nous reprenons une route avec beaucoup de trafic mais nous n'avons pas beaucoup le choix. Alors que nous formons le grupetto avec Olive et Laurent (autrement dit nous trainons à l'arrière du groupe), un homme sur le bord de la route nous fait des grands signes : nous nous arrêtons. Il veut nous offrir une boisson fraiche. Super cool. On fait les 100 mètres qui nous amènent à sa maison et il nous amène... 3 bières fraiches. Une super tentation par cette chaleur, mais aussi un vrai piège... par cette chaleur. Et il a envie de parler. Après 15 minutes de conversation, nous repartons retrouver le reste du groupe un peu inquiet par notre absence. Les deux bières fraiches que nous leur amenons nous excusent immédiatement.
Je parle de cette rencontre car c'est la première du genre depuis notre arrivée. Nous trouvons les australiens charmants mais moins avenants que les néo-zélandais ou les américains : notre ami du bord de la route a donc redoré le blason de ses compatriotes.
Nous arrivons finalement au bord d'un lac dans un super camping avec piscine, BBQ et tout le confort nécessaire. En cette période de vacances scolaires, les familles sont installées dans leurs grandes caravanes ou dans des bungalows confortables. Reste un point qui restera toujours mystérieux à mes yeux : pourquoi dans ces campings, les petites tentes (donc les notres) sont toujours reléguées au bord des routes a passage ?
N'hésitez pas à le dire si vous avez la réponse.
PS: petit wifi depuis 3j, nous publierons la suite sans photos en attendant une meilleure connexion...





Commentaires
Enregistrer un commentaire