Etape 17 - Jindabyne / Cooma - 63 kms 850 D+ 4h. de selle
"Advance Australia fair"
Nous sommes le 26 janvier et c'est la fête nationale australienne, d'où le titre de l'étape, qui est le nom de l'hymne australien. Les habitués de rugby auront probablement reconnus le titre que nous entendons avant chaque raclée du mois de juin ou du mois de novembre lorsque le coq se fait plumer par le wallaby.
Cette fête nationale marque la prise de Sydney par les Européens il y a plus de 200 ans. Mais pour les aborigènes qui étaient sur place depuis plusieurs dizaines de milliers d'années, elle marque plutôt l'invasion de leur territoire... une date, deux célébrations différentes.
Les australiens étaient donc de sortis hier soir en prévision de la fête nationale de ce jour et pour fêter la fin de leur semaine de travail. Nous sommes arrivés au pub épuisés vers 17h00. Nous en sommes partis ce matin vers 8h00 (après avoir dormi dans les chambres derrière le pub). Nous avons, comme à chaque grande occasion, passé toute la soirée en cuissard et en maillot de vélo, sans avoir pris de douche pendant 2 jours, au milieu de gens proprets pour l'occasion : mais pas de remarque, leur cool attitude est une vraie marque de fabrique australienne.
Mais quelle soirée. Nous nous sommes faits plein d'amis d'un soir : un français de Dijon (baptisé Patrick Chirac) installé depuis plus de 25 ans en Australie et qui avait du mal à retrouver son français (qu'il a retrouvé au gré des pintes en même temps que nous perdions notre anglais), un croate (de Croatie), une australienne aux formes ... australiennes aimant la présence des frenchies en cuissard (sauf celui de wandsel qui ne ressemble plus rien en cette fin de séjour) qui nous a expliqué que pour être un vrai australien il faut manger des meat pies et boire de la bière le jour de la fête nationale et Andrew.
Andrew, on l'avait repéré à la table d'à côté avec son allure de déménageur et sa gueule de rugbyman.
Un personnage. Fermier et employé dans un hôtel vivant à "11 heures de voiture de là " (j'espère qu'il n'est pas rentré après la soirée !).
Super content de nous raconter qu'il avait joué plusieurs fois contre Paris Université (probablement le PUC) et de nous glisser malicieusement qu'il en avait pris à chaque fois plein la gueule, mais que jouer contre des français est à chaque fois rugueux, des matchs comme il les aime. Comme il jouait talonneur il a dû avoir le plaisir de se faire un peu arroser par un Thierry et un Pierre car il n'arrêtait pas de dire ces deux prénoms et de simuler une bagarre...
Ce matin, la chambre a une allure de Very Bad Trip. On ne sait plus où sont les vélos, je ne sais pas où sont mes affaires de vélo, on ne sait plus où sont les vouchers du petit déjeuner, François a perdu son appareil photo, ses lunettes, son blouson, les cartes du parcours, Laurent et Olive ont perdu leurs jambes. Un vrai cataclysme.
Tout rentrera dans l'ordre après le petit dej. Sauf pour les lunettes et les jambes. Nous les retrouverons écrasées (les lunettes car pour les jambes on ne peut rien faire) sur le trottoir entre le parking et la chambre. Probablement un nouvel attentat des plus jeunes : enquête en cours.
Bref, vous l'avez compris. Fatigue, nuit courte, chaleur (on re-taquinera les 40c au cours de l'après-midi), paysages peu attrayants après la somptueuse traversée du massif du Kociusko, l'étape sera courte.
Nous passerons la nuit dans la ville de Cooma, perchée à 800 mètres d'altitude, capitale des snowies mountains. Fête nationale oblige, un groupe de rock est installé le long de l'artère principale.
Ça envoie du décibel. Ils sont excellents.
Les esprits d'Angus, de Malcolm et de Brian planent au-dessus de nous.









Merci pour le blog de cette équipée sauvage. C’est génial, on voyage avec vous, avec ces photos superbes et ce roman captivant, ça nous fait presque oublier la grisaille d’ici et les murs du bureau ! Biz. Fabi
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